Interviews Législatives 2022 : Maxime Da Silva, candidat de la NUPES sur la 1ère circonscription de la Seine-Maritime.

Date de publication

Maxime DA SILVA, 28 ans. Engagé à 15 ans contre les réformes du lycée sous Sarkozy, il milite dans le secteur associatif jusqu’à ses 22 ans au sein des quartiers populaires, dans des associations œuvrant pour la solidarité et la réinsertion. À 23 ans, il s’engage à la France insoumise où il effectue un stage de fin d’étude au sein de l’équipe de campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Il dirige le cabinet parlementaire d’un des 17 premiers députés insoumis à l’assemblée nationale (2017-2022). En mars 2022, il annonce sa candidature pour la France insoumise à Rouen. Il est investi par la NUPES sur la 1ère circonscription le 7 mai.

Est-ce la première fois que vous êtes candidat à une élection ? 

Non, ce n’est pas la première fois. Déjà l’année dernière, j’étais tête de liste départementale pour les élections régionales en Normandie, sur la liste conduite par Sébastien Jumel. La liste que je conduisais en Seine-Maritime, a fait un beau résultat, en rassemblant plus de 43 000 électrices et électeurs.  

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous présenter ? 

On assiste aujourd’hui à une situation d’urgence. Climatique d’abord, avec des changements déjà irréversible mais avec des désastres prévus par le GIEC si nous continuons, comme Macron l’a fait pendant 5 ans, à rester immobiles. Une urgence aussi sociale, avec des prix qui explosent. C’est le cas des denrées alimentaires, mais aussi de l’énergie, des carburants… Les françaises et français sont pris à la gorge. Urgence démocratique enfin parce que nous avons vu que 5 ans de mandat Macron, n’ont pas permis l’expression sereine des oppositions. J’en veux pour preuve le sort réservé aux Gilets Jaunes en terme de mains arrachés, d’éborgnements et de blessures. Il faut trouver un moyen de régler démocratiquement nos problèmes. Ca n’a pas pu être le cas au premier tour de la présidentielle. Je revois la déception de ceux qui espéraient voir Jean-Luc Mélenchon au 2d tour, de ceux qui se sont sentis exclus du débat politique pour la 2e fois consécutive. Je veux leur donner la possibilité de s’exprimer, c’est le sens de ma candidature. 

Pourquoi sous l’étiquette NUPES ? 

L’absence de Jean-Luc Mélenchon au 2d tour, je vous le disais, et surtout à si peu de l’objectif, a entraîné je crois un électrochoc chez l’ensemble des électeurs de gauche et écologistes. En peu de temps, des partis que beaucoup pensaient ennemis ont réussi à rouvrir les débats sur leurs programmes respectifs et à trouver un accord de gouvernement. C’est historique. A la fois sur la méthode : partir du programme ; et sur la réalisation finale : des candidatures communes sur l’ensemble des circonscriptions. Et le programme qui en ressort est loin d’être une tasse d’eau tiède, c’est un programme clair de rupture avec l’ordre actuel des choses. Un programme ambitieux qui redonne de l’air à la population. D’ailleurs je crois que l’attente reste forte pour beaucoup de français, en témoigne l’enthousiasme levé par la NUPES. 

Que pensez-vous apporter aux habitants de la circonscription ? 

J’apporte un changement de style. Les habitants de ma circonscription n’ont pas beaucoup vu leur député depuis 5 ans. Je serai un député de terrain, ça changera. Je me battrai avec eux, pour eux, pour qu’ils vivent mieux, et dignement. Ca se traduira par des combats parlementaires pour le social, sur l’augmentation du SMIC et des salaires, sur le blocage des prix, l’allocation d’autonomie pour les jeunes. Mais je veux être aussi le relai des aspirations écologiques, en défendant prioritairement l’établissement de la règle verte, et la planification écologique. En m’opposant avec fermeté aux grands projets inutiles, comme l’autoroute payante à l’est de Rouen, et en soutenant des projets alternatifs écologiquement soutenables.

Quels sont les domaines/sujets que vous souhaitez défendre en priorité ? 

J’ai été animateur d’un des 40 livrets du programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon, sur la pauvreté. C’est un thème qui me touche particulièrement. Je suis effaré de constater année après année que les milliardaires amassent toujours plus dans notre pays, quand tant de gens n’arrivent pas à se nourrir, loger ou chauffer correctement. Comment peut-on voir autant de misère dans un pays si riche ?  

Quelle est la première proposition de loi que vous souhaiteriez porter à l’Assemblée Nationale si vous êtes élu et pourquoi ? 

Je porterai une proposition de loi pour la justice sociale et fiscale. C’est l’un des pires bilan pour le premier quinquennat Macron. Ce président a pris l’APL aux jeunes, pour redonner l’ISF aux riches. Il a pris de la CSG aux retraités pour donner le CICE au CAC40. Il a cassé le code du travail et l’assurance chômage pour ses copains du Médef. Nous allons faire l’inverse.

La liste des candidats dans la la 1ère circonscription de la Seine-Maritime :

  • Damien Adam (LREM)
  • Marie Hélène Roux (LR)
  • Pierre-Alexandre Guesdon (Parti Animaliste)
  • Mélanie Crosnier (RN)
  • Christine de Cintré (dissidente PS)
  • Olivier Cleland (Reconquête)
  • Valérie Foissey (LO)
  • Pierre-Alexandre Besson (Ecologie centre)
  • Céline Vitard (POID)
  • Richard Vacquer (République souveraine)

Si vous connaissez des candidats, n’hésitez pas à leur dire de nous contacter via l’adresse e-mail suivante :
dylan.tracz@nashira-news.fr ou hermes@nashira-news.fr

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